« L’Afrique ne bénéficiera pleinement de l’IA que lorsqu’elle développera ses propres capacités technologiques. » Cette affirmation forte est signée Absa Gningue, conseillère à l’économie numérique du président sénégalais (2019-2025), dans sa récente tribune intitulée « L’IA en Afrique au-delà des stratégies : la mise en œuvre ». Alors que l’intelligence artificielle est au cœur des débats du #EbusinessDays2026, ce texte nous a paru essentiel à partager. Au Congo, au-delà des projets comme le PATN, Congo Digital ou l’AI Hub du PNUD, la dynamique est déjà lancée avec le CARIA (Centre Africain de la Recherche en Intelligence Artificielle). On vous invite à découvrir…
C’est peut-être passé inaperçu, mais le mois de juin 2026 marque probablement un tournant dans l’histoire de l’intelligence artificielle en Afrique. En l’espace de quelques semaines, plusieurs pays ont annoncé des initiatives structurantes qui témoignent d’une volonté claire : faire de l’IA un levier de transformation économique.
L’Afrique n’attend plus !
- Le Burkina Faso a adopté sa feuille de route nationale 2026-2030, intégrée au Plan RELANCE et à l’initiative « IA pour tous », avec des applications concrètes dans la santé, l’agriculture, l’éducation et les services publics.
- Le Nigeria a franchi une nouvelle étape avec l’annonce de son National AI Trust, une institution destinée à financer, orienter et encadrer le développement de l’intelligence artificielle, dans le prolongement de sa stratégie nationale lancée en 2025.
- Le Rwanda a créé une Agence nationale de l’IA -National Artificial Intelligence Agency (NAIA), tandis que la Libye, le Ghana, l’île Maurice, le Zimbabwe et le Mozambique accélèrent eux aussi la mise en place de leurs stratégies nationales.
Ces annonces illustrent une réalité nouvelle : l’Afrique ne regarde plus la révolution de l’IA depuis les tribunes. Elle entre sur le terrain.
Le défi de la mise en œuvre …
Nous nous souvenons tous du Global AI Summit on Africa, organisé à Kigali en avril 2025 sous le thème : « AI and Africa’s Demographic Dividend: Reimagining Economic Opportunities for Africa’s Workforce. » Souvenez-vous surtout de la déclaration Africaine sur l’Intelligence artificielle. Je pense que cet événement marque un tournant historique pour le continent et est à pérenniser.
En lisant la dernière édition de On Policy Africa, un article a particulièrement retenu mon attention. Son auteur explique que l’intelligence artificielle pourrait profondément transformer la prévention des conflits grâce aux systèmes d’alerte précoce, à l’analyse prédictive et à une meilleure coopération régionale.
L’Afrique à l’ère du Digital : Les 6 M de l’exécution
A mon avis, le véritable leadership africain en matière d’IA reposera sur 6 priorités que j’ai appelé les 6 M.
M — Mindset
La première révolution est culturelle. Le succès ne se mesurera pas au nombre de stratégies publiées, mais au nombre de solutions testées, améliorées et déployées. Dans l’économie numérique, l’avantage appartient à ceux qui expérimentent rapidement. Il faut que cela devienne un mindset, dès l’école.
Exemple: Au Maroc, le Rally AI Future Lab a réuni plus de 1 000 chercheurs, développeurs et entrepreneurs pour cinq jours d’innovation afin d’accélérer le prototypage de solutions.
Découvrez la suite en cliquant sur L’IA en Afrique : au-delà des stratégies : la mise en œuvre de Absa GNINGUE !



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